USA > J2 – La vie à la cool !

Categories:  Quotidienne

Ce matin, nous partons à la messe.
Pourquoi ?
Parce que c’est Pâques ! Et parce qu’à Pâques, il faut aller à l’église !
J’ai tenu à accompagner Jim à l’office.
L’église est grande mais l’acoustique est moyenne.
L’organiste est bon et une chanteuse a une fort jolie voix.
L’office est classique, je ne me souvenais plus qu’on s’agenouillait après le sanctus !
Jim chante les cantiques qui ont été distribués à l’entrée.
Pour moi, c’est… pas très accessible !
L’église est pleine et les célébrants ont tous les accents de ce pays.
Nous quittons l’église non sans avoir salué le prêtre auquel Jim est fier de me présenter.
Marche vers la maison blanche !
Nous attendons un moment le président qui doit sortir de l’église en conversant avec des anonymes qui flânent comme nous.
L’une d’entre elles a un fils qui vit à Paris.
Elle me donne ses coordonnées.
Je l’appellerai à mon retour ! Promis !
Nous marchons vite et j’étonne Jim en lui disant quand il y a des arbres ou des voitures garées.
Il se demande si je suis un faussaire !
Je lui explique que j’ai le sens des masses et que j’entends les obstacles !
Un petit tour dans Lafayette Parc !
Là, un spectacle insolite ! Une vieille hispanique à la bouche édentée proteste chaque jour depuis quarante contre le nucléaire, la rapacité des hommes et d’autres drames.
Elle tend un papier à Jim qui le refuse poliment.
Elle s’écrie alors !
“This is a blind leading a blind!”
Jim est troublé ! Moi je ris !
A côté de la vieille dame, un chinois tape en rythme sur un tambour.
Il proteste lui aussi et veut la paix.
Nous rentrons à l’hôtel.

Hier, il disait qu’il m’admirait toutes les dix minutes !! Aujourd’hui, c’est toutes les vingt ! Dans trois semaines, il aura pigé !
Cap sur Florida avenue et sa chicha ! Il y a des rendez-vous qu’il ne faut différer !
Les oiseaux chantent mais je ne les reconnais pas tous.
Le soleil et le vent se font une compétition acharnée !
Le soleil a gagné par ko l’après-midi.
Nous arrivons à un immeuble, nous montons les marches, frappons mais il y a personne !
Quand nous redescendons, la porte s’ouvre et une personne demande ce que nous cherchons.
Il nous indique le bar qui est juste à côté.
Il est éthiopien !
Le café chicha ressemble aux nôtres ! Du moins quand il y en avait chez nous !
Coussins moelleux, télé arabe qui diffuse le foot, mais ici, il y a plus de femmes qui fument.
Deux très jolies éthiopiennes nous saluent.
Je mange un fallafel au restaurant d’à côté et fume tranquillement.
Le temps suspend son vol, nous discutons de tout et de rien.
Je fais observer à Jim qui n’y a vu que du feu qu’on joue aux dames ou aux échecs !
Nous rentrons à l’hôtel.
La femme de ménage est dans ma chambre.
Elle vient de l’Ogaden !
Jim rentre chez lui et moi, je commence ce blog.
Je me fais apporter un poulet purée dans ma chambre, il fait trop froid pour s’aventurer seul dans la ville inconnue et vide.

En plus, la radio diffuse le Messie de Hëndel.
C’est vraiment beau.
Un pakistanais m’apporte un chauffage électrique.
Nous parlons de Nusrat Fathi Alikhan.
Je vais aller me coucher.

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